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Le tatouage traditionnel sak yant est un art millénaire cambodgien

Tatouage traditionnel : ses origines dans la peau

Dans le 12ème arrondissement de Paris, un salon propose des tatouages traditionnels cambodgiens, appelés sak yant. Ce sont des dessins mais aussi des prières bouddhistes. Les explications du tatoueur Yantrak.

« Le plus important pour moi, c’est de faire perdurer la culture de mon pays en Europe ». C’est ainsi que Yantrak, tatoueur franco-cambodgien, décrit son activité. Depuis sept ans, il pratique le sak yant, une forme de tatouage traditionnel aux propriétés religieuses. Ces dessins son accompagnés de prières écrites en langue ancienne : le pali. Personnages humains, tigres, phénix, tortues, symboles : ils ont chacun leur propre signification et servent à protéger la personne tatouée. Amour, santé ou prospérité, les vertus qu’on leur prête sont nombreuses.

Bénir le tatouage

Une  fois le tatouage traditionnel réalisé, un rituel est organisé afin de l’activer. Au Cambodge, ce sont les maîtres sak yant qui s’en chargent. S’il a suivi une initiation de quelques jours dans son pays d’origine, Yantrak n’a pas eu la possibilité d’apprendre la langue ancienne dans laquelle les prières sont écrites. Il organise donc une fois par an un rituel de bénédiction de tous les tatouages traditionnels qu’il a réalisés dans l’année. Des moines bouddhistes se rendent à son salon et bénissent chaque tatouage. Souvent, les clients font réactiver leur tatouage chaque année et reviennent donc à la cérémonie.

Traditionnellement, le tatouage est réalisé grâce à une tige de bambou. Mais Yantrak se sert d’une machine moderne. Cela lui permet d’obtenir des traits beaucoup plus fins, qui dureront ainsi plus longtemps.

Perpétuer son héritage

Au fil des années, le tatoueur est devenu une référence parisienne, française et même européenne sur le sujet. Grâce à l’initiation qu’il a suivie, il est capable de reconnaître les motifs, de tracer les lettres de l’alphabet pali, et même de rectifier d’anciens sak yant abîmés.

Yantrak se sent-il un peu comme un ambassadeur du Cambodge ? « Honnêtement, oui », concède-t-il. A la tête d’une communauté de plus de 22 000 abonnés sur Instagram, il est fier de pouvoir dire que la raison pour laquelle les internautes le suivent, c’est le sak yant.

Crédit illustration : Juliette Simon

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Journaliste spécialisée en santé, alternante à l’Institut Pratique du Journalisme.
Membre de l’équipe web du projet Diasporama.